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Gestion de l’eau : donnez votre avis pour l’élaboration du SAGE Bassée-Voulzie !

L’eau et les milieux naturels, sujet universel s’il en est : le grand public est appelé à consulter le dossier d’élaboration du SAGE Bassée-Voulzie et à donner son avis sur le projet. La concertation préalable est ouverte jusqu’au 13 avril 2025 inclus et tout le monde peut y participer. Les enjeux sont majeurs : il s’agit de nos territoires, de nos ressources en eau et de ce que nous en ferons, aujourd’hui et à l’avenir.

« Vous connaissez bien votre territoire, vos contributions servent à enrichir le projet : c’est l’objet de la consultation ! » En ouvrant la première réunion publique de la phase de concertation le 11 mars à Nogent-sur-Seine, Isabelle Jarry, garante de la procédure de concertation préalable à la Commission Nationale du Débat Public (CNDP), a d’emblée souligné l’importance de la démarche engagée. Il s’agit de la création du Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) Bassée-Voulzie, un travail considérable au service d’enjeux majeurs. Et tous les acteurs du territoire sont concernés.

L’eau suit sa propre dynamique sur nos territoires et son cheminement ignore les règles et les délimitations administratives. L’eau et tous les usages que nous en faisons sont confrontés à des défis inédits avec le changement climatique en cours, et la création d’un SAGE peut apporter des solutions adaptées. En effet « le périmètre du SAGE intègre les réseaux hydrographiques et n’obéit pas à une logique administrative », souligne Eric Bonnot, animateur du SAGE de la Bassée-Voulzie. « Le SAGE Bassée-Voulzie s’inscrit ainsi sur 144 communes, 4 départements, l’Aube, l’Yonne, la Marne et la Seine-et-Marne, et 3 régions. »

Au plus près du territoire

Le SAGE dispose aussi de sa propre gouvernance locale, via sa Commission Locale de l’Eau (CLE), pour décider et agir. Cette CLE est composée de 79 membres représentatifs des acteurs locaux de l’eau. « Le SAGE planifie et édicte des règles particulières pour tous les acteurs sur son périmètre », précise Luc Fleureau, chef de service eau et biodiversité à la Direction Départementale des Territoires de l’Aube. Ces règles peuvent ne s’appliquer qu’à la partie d’une commune qui serait traversée par la limite de ce périmètre, par exemple. Le SAGE peut définir et imposer à tous les usagers des volumes d’eau prélevables pour respecter les cycles hydrologiques naturels et faire face aux périodes de restrictions, au plus près des réalités de son bassin hydrographique. Il présente beaucoup d’autres prérogatives, en tant qu’outil local de gestion et de planification de l’eau. Grâce à son échelle territoriale, à sa gouvernance locale et sa portée règlementaire, le SAGE permet des travaux et l’accès à des financements qui seraient autrement inenvisageables.

Réflexion partagée

Mais d’abord, il offre à tous les acteurs de l’eau du territoire, qu’ils soient agriculteurs, industriels, citoyens, pêcheurs, producteurs d’énergie, pisciculteurs, associations, structures touristiques ou autres, un espace et une institution pour dialoguer spécifiquement sur les enjeux de l’eau. C’est ce qu’a rappelé Roger Denormandie, Président de la communauté de communes du Bassée-Montois (Seine-et-Marne) et vice-président de la CLE. Le SAGE, dans ses prémices, émane d’une commande des Services de l’État. Mais rapidement, les acteurs de l’eau ont su s’approprier cette démarche. « Au tout début, en 2012, nous avions une perception très administrative. Puis tous les acteurs réunis ont appris à se connaître et à travailler ensemble », se souvient-il. « Aujourd’hui la réflexion est vraiment partagée. »

Risques et solidarités

La réunion publique a permis à tous ces acteurs de présenter leurs activités, autour des trois axes essentiels pour le SAGE : la gestion quantitative et qualitative de la ressource en eau, la protection des milieux aquatiques et la gestion des inondations, et les solidarités, notamment amont-aval, au sein du SAGE. La Bassée, est la plus grande plaine inondable et zone humide du bassin de la Seine en amont de Paris. « Tous les acteurs en présence sont les gardiens à leur échelle du cycle de l’eau », a souligné Emmanuelle Lucas, Directrice de l’action territoriale et de l’hydrologie à l’EPTB Seine-Grand Lacs. Si celui-ci promeut et finance les projets de zones d’expansion de crues (ZEC) en amont de Paris, « il ne s’agit pas pour autant d’opposer risque inondation et risque sécheresse », a-t-elle rappelé. En matière de gestion des milieux naturels et de prévention des inondations (GeMAPI), « tout est lié, la gestion des milieux et le risque inondation. C’est toute la cohérence du SAGE », a résumé Tristan Fournier, chef du service ingénierie des Bassins au SDDEA.

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